Le bouddhisme Mahayana

Après la mort du bouddha Shakyamuni, ses enseignements ont été retranscrits dans des sûtras et ont été diffusés dans l’ensemble de l’Asie. L’ordre bouddhique s’est divisé en plusieurs écoles dont chacune a développé sa propre interprétation des sûtras. Les moines de ces écoles eurent tendance à s’isoler de plus en plus de la communauté laïque et à se retirer dans leurs monastères, pour se consacrer à la pratique des préceptes monastiques et à l’écriture d’exégèses doctrinales.

Ce courant a été critiqué par ceux qui pensaient que les moines avaient perdu l’esprit d’origine du Bouddha, consistant à travailler parmi les êtres humains pour leur salut. Vers la fin du premier siècle avant J.-C., un nouveau mouvement bouddhiste vit le jour. Ses fidèles l’appelèrent Mahayana, désignant ainsi un enseignement pouvant servir de « véhicule » pour amener le plus grand nombre vers un niveau d’éveil égal à celui du Bouddha. Il semble que cela se soit produit, au moins en partie, sous la forme d’un mouvement réformateur populaire impliquant aussi bien des laïcs que le clergé.

La tradition du Mahayana, dont fait partie le bouddhisme de Nichiren, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour atteindre l’éveil à la fois pour soi-même et pour les autres, contrairement aux enseignements qui visent seulement le salut personnel.



Origine et essor du Mahayana

Comment préserver l’esprit du Bouddha et faire perdurer ses enseignements ? Le courant du Mahayana est né du désir de mettre les enseignements bouddhiques à la portée de tous et de les faire évoluer avec leur temps.

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Vimalakirti, l'idéal du croyant laïc

Les écrits bouddhiques dépeignent Vimalakirti comme un riche marchand de la ville de Vaishali, qui vécut du temps du Bouddha Shakyamuni et fut l’un de ses plus brillants disciples laïcs.

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