Evolution jusqu'à l'époque contemporaine
L’idéal du Sûtra du Lotus et de Nichiren Daishonin – que tous les êtres humains s’éveillent à leur état de bouddha – était d’une envergure qui dépassait de beaucoup les conceptions religieuses limitées de son époque. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’il soit devenu la cible de nombreuses manifestations d’hostilité.
Le déclin de la Loi bouddhique
Après la mort de Nichiren Daishonin, même parmi les disciples qui étaient censés suivre ses enseignements, de profondes divergences apparurent et les disciples de Nichiren se séparèrent en plusieurs écoles. Au sein même de l’école qui avait reçu la transmission fidèle de ses enseignements par Nikkô Shonin, successeur de Nichiren Daishonin, de très graves altérations se produisirent au fil des siècles.
Il fallut l’apparition de quelques grands maîtres, comme Nichikan Shonin au XVIIIe siècle, pour rétablir l’orthodoxie des enseignements. Malgré cela, dans la première partie du XXe siècle, en raison du laisser-aller et de la négligence de plusieurs Grands Patriarches et de certains moines, le bouddhisme de Nichiren fut bien près de disparaître...
Les héritiers du bouddhisme de Nichiren au XXe siècle
Tsunesaburo Makiguchi et la création du mouvement SokaDans la période de l’entre-deux guerres mondiales, le Japon connut une montée du militarisme, et accéléra sa préparation pour la guerre. C'est dans ce contexte que Tsunesaburo Makiguchi, un éducateur japonais, rencontra le bouddhisme de Nichiren et s’éveilla progressivement à la véritable intention de son fondateur : développer et faire s’épanouir la nature de bouddha qui réside de manière inhérente chez tous les êtres humains.
En 1928, il se convertit au bouddhisme de Nichiren et fonda à Tokyo, le 18 novembre 1930, avec son disciple Josei Toda, la Soka Kyoïku Gakkai (littéralement : « Association pour une éducation créatrice de valeurs »).
Pour s'être opposé au militarisme, en 1943, Makiguchi fut arrêté et emprisonné en compagnie d’une vingtaine de dirigeants de la Soka Kyoïku Gakkai. À l’exception de Makiguchi et Toda, les autres cadres du mouvement finirent par abandonner leur foi, mais Makiguchi resta fidèle à ses convictions en dépit des conditions déplorables et des interrogatoires sévères qu’il subit. Il mourut en prison en 1944.
Josei Toda et l'essor du mouvement au JaponSon disciple, Josei Toda, lui aussi emprisonné, se consacra dans sa cellule à l’étude du Sûtra du Lotus. Ses réflexions sur le sens profond du Sûtra, ainsi que sa pratique bouddhique, lui permirent de s’éveiller à la véritable essence du bouddhisme de Nichiren. Ainsi, il prit conscience de sa mission pour kosen-rufu. De cette illumination naquit sa détermination de reconstruire la Soka Gakkai (« Association pour la création de valeurs ») moderne, fondée sur les principes du bouddhisme de Nichiren.
Après la guerre, en 1951, Josei Toda prit la tête du mouvement Soka en qualité de deuxième président, et donna l'impulsion d'un grand développement du bouddhisme de Nichiren, établissant ainsi les bases pour kosen-rufu au Japon.
Daisaku Ikeda et la transmission du bouddhisme de Nichiren dans le mondeDepuis que Daisaku Ikeda, disciple de Josei Toda, a assumé, en 1960, la responsabilité de troisième président, le bouddhisme de Nichiren s’est progressivement transmis hors du Japon. En même temps, le bouddhisme s’est largement ouvert aux domaines de la culture, de la paix, et de l’éducation. Le bouddhisme de Nichiren est ainsi entré en contact avec d’autres cultures du monde, notamment la culture française.
Le mouvement bouddhiste Soka s'est établi en France en 1961, et c’est ainsi depuis presque un demi siècle que le bouddhisme de Nichiren est pratiqué dans notre pays.
Les trois présidents fondateurs
Biographies des présidents fondateurs du mouvement bouddhiste Soka.
Qu'est-ce que le mouvement bouddhiste Soka ?
Présentation et historique du mouvement Soka en France.
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